Le Togo prépare son deuxième rapport biennal

Etant des pays à économie essentiellement basée sur l’agriculture, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA avaient finalement compris que pour une meilleure croissance économique et une prospérité partagée, il fallait revoir leur copie sur le plan agricole.

C’est ainsi qu’en Juin 2014 à Malabo, ils avaient pris un certain nombre d’engagements qui portaient sur 45 indicateurs axées sur sept grandes thématiques.

Alassani Ennardja, Directeur des politiques, planification...

Il s’agit de l’organisation institutionnelle que les différents pays doivent opérer pour s’assurer qu’il y a une conduite participative de tous les acteurs aux actions de développement agricole ; le financement agricole ; la réduction de la faim en rapport avec l’ODD2 ; la réduction de la pauvreté ; la croissance en terme de productivité agricole ; les actions relatives au commerce intra africains spécifiquement sur les produits et services agricoles ; la mesure des performances sur toutes ces thématiques.

Pour faire le suivi de la mise en œuvre de ces engagements, il a été institué un examen de l’état d’avancement par pays sur une base de deux ans.

Après le premier examen intervenu en 2017, le processus d’élaboration du deuxième rapport de cet examen biennal a été lancé en mars 2019 par la commission de l’Union Africaine en collaboration avec le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), et les communautés économiques régionales (CER).

"Nous sommes engagés depuis Mars dans ce processus et aujourd’hui nous sommes dans le dernier tournant qui devrait permettre à tous les acteurs nationaux d’apprécier les données collectées pour renseigner les 45 indicateurs qui ont été définis par la commission de l’Union Africaine", indique Alassani Ennardja, Directeur des politiques, de la planification et du suivi-évaluation du ministère togolais de l’agriculture.

Il précise que "ces données seront analysées, interprétées et commentées afin d’élaborer et valider le rapport à soumettre d’ici le 30 Juin 2019".

Pour le premier exercice de 2017, rapporte-t-il, "le Togo faisait partie des six meilleurs pays qui sont dans la dynamique positive de la transformation de l’agriculture sur la base des données qui ont été collectées et validées par tous les acteurs nationaux regroupant les institutions ministérielles, les institutions du secteur privé, la société civile, les organisations professionnelles agricoles, les partenaires techniques et financiers qui accompagnent le gouvernement dans le développement agricole".

Malgré cette performance, M. Alassani reconnait que beaucoup d'efforts restent à fait pour accélérer la cadence.

"C'est la cas du financement agricole. Au niveau du financement public, beaucoup d'efforts restent à faire pour atteindre l'objectif de 10% du budget public qui doit être orienté vers l'agriculture. De l'autre côté, le chantier est encore vaste au niveau du financement privé. Par rapport à la cible de la réduction de la pauvreté à hauteur de 50%, on s'est rendu compte que des efforts restent à faire également. Parlant de l'amélioration de la productivité aussi, on peut mieux faire", admet-il.

 Alassani Ennardja rassure que le Togo n’a pas reculé par rapport à 2017.  Sans doute, le pays passera un bon examen le 30 juin à Malabo en Guinée Equatoriale.

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