D'importantes réformes pour attirer les investissements

Si tant la finalité est d’attirer davantage d’investisseurs autour du Plan National de Développement (PND), ces réformes selon le ministre des finances, visent avant tout à "consolider les acquis en matière de performances macro-économiques et asseoir une base solide pour le tissu productif national".

Les 10 dernières mesures économiques portent notamment sur la poursuite des réformes budgétaires après l'apurement des arriérés de paiement et l’amélioration de l’environnement économique grâce au nouveau Code des investissements adopté par l’Assemblée nationale. Il s’agit :

  1. la mise en œuvre des plans de trésorerie et d'engagement pour éviter l'accumulation de nouveaux arriérés ;
  2. l'amélioration de la qualité des investissements publics ;
  3. l’instauration d'une programmation budgétaire et économique pluriannuelle, afin d'opérationnaliser des budgets-programmes dans toutes les administrations publiques à compter du 1er janvier 2020 ;
  4. l'accélération du recouvrement des arriérés d'impôts ;
  5. et le renforcement des contrôles fiscaux et douaniers.
  6. de la mise en place d'incitations proportionnelles au volume des investissements et emplois, au lieu des profits. Autrement dit, les réductions d'impôts sont désormais proportionnelles au montant investi et forfaitaires par emploi créé ;
  7. de l'amélioration des incitations fiscales suivant les zones d’implantation des entreprises ;
  8. de la redéfinition du statut de siège régional d'entreprise internationale, favorable à la création d'emplois ;
  9. de la limitation des exonérations sur les droits, taxes et impôts indirects ou les impôts perçus au cordon douanier sur une durée de 5 ans ;
  10. d'une simplification des formalités, à travers l'opérationnalisation de l'Agence de la Promotion des Investissements et de la Zone Franche industrielle. Cette Agence servira de guichet unique et permettra de renforcer le suivi des investissements et le contrôle des engagements pris, et d'assurer la visibilité sur l'ensemble des agréments accordés.

L'ensemble de ces mesures concourent M. Sani "à une mobilisation optimale des recettes publiques, et à l’efficacité et l’efficience des choix stratégiques et allocations budgétaires, gages d'une gestion saine des finances publiques".

Les participants à la réunion du CNC

"Toutes ces nouvelles dispositions devraient permettre d'attirer davantage d'investissements, de renforcer l’attractivité du Togo pour les sièges régionaux d’entreprises internationales, et d'offrir un cadre permettant au secteur privé de jouer pleinement son rôle de moteur d'une croissance économique forte, soutenue et inclusive", a-t-il soutenu.

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Selon les données disponibles, la croissance économique devrait   atteindre 5,1% en 2019, après 4,9% en 2018 et 4,4% en 2017. Cette hausse serait impulsée par tous les secteurs d'activité, en particulier le secteur tertiaire, dans un contexte de maîtrise des équilibres macroéconomiques.

Ainsi, le taux d'inflation annuel moyen restera faible pour ressortir à 1,7% en 2019, contre 0,9% en 2018. Quant au ratio de l'encours de la dette publique sur le Produit Intérieur Brut, il a continué à se replier et s'est situé à 67,3% à fin mars 2019, pour une norme communautaire de 70%.

Cette tendance baissière devrait se poursuivre, avec la maîtrise du déficit public, en liaison avec une rationalisation plus poussée des dépenses publiques et une forte mobilisation des recettes fiscales.

Il a rappelé au conseil que l'adoption par l'Assemblée nationale, le 6 juin 2019, de la loi relative au crédit-bail devrait aider à accroître la satisfaction des besoins de financement des entreprises, surtout en équipements agricoles.

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