Baba Kakabou, coordonnateur du PBVM

Si certaines variétés hybrides peuvent aller jusqu’à 8 voire 10 à 11 tonnes à l’hectare, l’amélioration de la production dans la vallée s’explique par un projet exécuté qui a tout changé, presque !

Il s’agit du Projet d’aménagement hydro-agricole de la Basse Vallée du fleuve Mono (PBVM) dont l’investissement a coûté 14 milliards F.cfa en 10 ans.

La Banque arabe pour le développement économique en Afrique  (BADEA), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le gouvernement ont été les principaux bailleurs.

Entre satisfaction des riziculteurs et les défis qui restent à relever, un pas a été tout de même franchi.

Système d’irrigation et l’agrandissement des surfaces

Pour la plupart des producteurs rencontrés dans la préfecture du bas-mono, le projet leur a permis de prendre goût à la riziculture et a même agrandir leurs surfaces cultivables.

"Initialement, on dépendait beaucoup plus de la pluie ; mais avec le système d’irrigation mis en place, nous produisons en plein temps", témoigne Ablavi Bossou, productrice sur le site.

Mme Bossou et d’autres riverains ont souligné à agridigitale que l’implantation d’une unité de transformation du riz dans la région a été une bonne chose mais…

"Chacun arrive à tirer son épingle du jeu. Ce que nous déplorons par contre, c’est le prix dérisoire auquel nous vendons le sac. Nous voulons passer de 14.000F le sac de 50kg à 20.000frs", plaident –t-ils.

D’après divers témoignages, l'Agence nationale de sécurité alimentaire (ANSAT) qui venait acheter la production aux prix intéressants, se fait depuis 03 ans désirer.

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"La production du riz est très rentable s'il y a des mesures d'accompagnement et un très bon suivi", soulignent –ils.

L’unité de transformation, un coup de pouce

Pour donner de la valeur ajoutée à la matière brute, une unité de transformation installée depuis août 2018 dans la région, achète du riz auprès des groupements de producteurs.

"Avant l'installation de l’usine, les producteurs bradaient leur récolte.  L’usine a été une opportunité pour ces derniers. Elle achète la matière première au kilo à 160F, ce qui est avantageux", se félicite Pidemnèwè Gassabou, chargé de transformation à OPHIR-MIMOSA.

Même si le prix au kilo est loin de satisfaire certains producteurs, l’unité réclame le mérite d’avoir créé 07 emplois permanents et plus de 20 emplois temporaires.

En 10 ans, 70 ha exploités et 375 ha aménagés

Selon Baba Kakabou, coordonnateur du projet, Agome-Glozo est devenue l’une des importantes zones de production du riz grâce au PBVM qui boucle 10 ans d’existence.

"À ce jour, 70 ha sont exploités et 375 ha bien aménagés seront mis en activité très bientôt. Depuis 2011, le premier périmètre aménagé (70ha) a permis d’obtenir un rendement autour de 350 tonnes par campagne et les producteurs ont la capacité de faire jusqu'a 03 campagnes annuelles", indique M. Kakabou.

Il ajoute qu’en termes de perspectives, "le projet prévoit avec le nouveau site qui se prépare de produire 4.000 tonnes de riz par campagne".

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Ces résultats sont le fruit d’importantes réalisations, surtout le déploiement des meilleures techniques d’irrigation et des fonds alloués aux producteurs.

A cela s’ajoutent, d’autres mesures prises au niveau communautaire (construction des pistes, château d’eau, électricité, magasin de stockage etc.) et qui impacteront durablement la vie des communautés.

Et comme tout fini en décembre prochain, l’espoir de ces producteurs est que le gouvernement prête oreille attentive à leurs préoccupations. L’accès au financement et aux marchés encore plus juteux.

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Sandali P. de retour de Agome-glozou pour Agridigitale

1 Contribution(s)

  1. Ali essossimna say:

    C est très impressionnant merci au gouvernement de continuer par aider les agriculteurs et laisser les crédits à la portée de tous

    04/10/2019 20:26:15

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