Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo intervenant ce matin à Lomé

Un cadre pour interpeller chaque acteur sur la réalité qu'est devenu le changement climatique et la nécessité d'agir en toute urgence. De toute évidence, le Togo par sa taille et son industrie encore primaire, est loin derrière les grands pollueurs du monde mais, s’engage à sauver la planète du dérèglement climatique.

Diverses initiatives ont été prises. Tout récemment, le pays a mis en place le programme d'appui à la lutte contre les changements climatiques (PALCC) avec l'appui financier de l'Union européenne ; le projet CIZO pour l'électrification rurale ; le projet WACA pour la lutte contre l'érosion côtière, etc.

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Autant d’innovations saluées par Marc Vizy, ambassadeur de France à Lomé. "Le Togo, par son Plan national de développement et ses stratégies de développement, semble bien parti pour devenir un modèle dans la sous-région. Nous devons ainsi nous unir pour atteindre ces objectifs," note Vizy

Il a dans la foulée, annoncé que l'Agence française de développement (AFD) prépare en ce moment au côté de l'Union européenne avec l'agence togolaise d'électrification rurale et d'énergie renouvelable, le développement du barrage hydroélectrique de Sarakawa d'une capacité de 24MW.

"Le service de coopération et d'action culturelle vient de lancer une dizaine de projet pays PISCCA, tous pro-climats, qui auront pour objectif principal de contribuer à l'autonomisation des femmes et des jeunes", ajoute le diplomate français.

Le temps de l’action

"L'impact du réchauffement climatique sur notre planète est catastrophique et il faut arrêter de le sous-estimer", souligne Bruno Hanses, chargé d'affaires à l'Union européenne au Togo.

"Le Togo et l'Afrique de l'Ouest sont menacés de plein fouet par le changement climatique, l'érosion de la côte qui s'est manifestée par la disparition de l'ancienne route nationale numéro 2 il y a des années en est la preuve", regrette –t-il.

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Selon des experts des Nations unies, le phénomène va s'intensifier et pourrait entraîner notamment la disparition de certaines villes côtières de l'Afrique de l'Ouest. "La progression des eaux marines salées dans les terres agricoles va rendre l'eau non potable est inutilisable pour l'agriculture pourtant le premier secteur économique du Togo", avise-t-il.

Le diplomate allemand Matthias Veltin, a pour sa part salué la décision mondiale des jeunes à faire entendre leur voix et amener leur pays respectif à agir face à l'avenir de la terre qui est menacé.

"La lutte contre le changement climatique et le développement durable vont de pairs. Il ne peut pas y avoir d'énergie propre, de ville durable, de paix et de sécurité alimentaire en 2030 si nous ne décidons pas tous d'agir maintenant", interpelle Matthias Veltin.

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Anani E.

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