La transformation et la consommation locale deviennent un impératif

La fermeture des frontières de son pays avec le Nigeria a davantage aggravé la situation et selon ses témoignages, les producteurs se retrouvent avec la production sous les bras sans preneurs.

"Il nous faut des usines de transformation qui pourront transformer l'ananas en jus, bières et liqueurs pour réduire les pertes post-récoltes liées à cette filière et générer plus de revenus aux producteurs", lance-t-il.

Pour Boris, l'implantation d'usines de transformation semble être la solution idéale pour en finir avec ce fléau. Pour cela, il invite la diaspora béninoise à soutenir la production, la transformation, l'exportation et la commercialisation de l'ananas béninois et de ses produits dérivés.

Lire aussi : Au Bénin, l’ananas devient une affaire de père en fils

"En s'unissant, la diaspora pourrait mettre sur pied avec l'appui du gouvernement et d'institutions accréditées une unité de transformation et d'exportation d'ananas vers leurs pays de résidence. Cela apporterait à l'économie béninoise des devises étrangères et générerait à la diaspora des revenus", confie –t-il à agridigitale.  

"La situation actuelle est une opportunité que la diaspora ou les investisseurs locaux devraient saisir au plus vite avant que des étrangers n'en profitent", ajoute-t-il.

Faire de la consommation une réalité

Outre l’implantation des usines de transformation, le producteur appelle les consommateurs à consommer au moins un litre de jus d'ananas par jour pour leur santé et leur beauté car l'ananas a des vertus préventives, curatives et cosmétiques.

Il invite la Société Béninoise de la Brasserie (SOBEBRA) à utiliser de plus en plus de matières premières agricoles locales pour produire leurs breuvages.

----------

K.W

1 Contribution(s)

  1. GNONLONFOUN Valentin say:

    Bonne analyse de la situation actuelle . IL faut maintenant que notre diaspora agir. Nous avons de la richesse au Bénin. La culture d'ananas en est une . Le fruit , la carotte , les feuilles constituent des richesses. Nous savons que le gouvernement ne peut pas tout faire seul. Ce sont les filles et fils de se pays qui peuvent le booster . Quoi faisant donc ? L'installation des usines de transformation de l'ananas en jus , confitures, Ananas séchée etc en créant en même temps de l'emploi à la jeunesse. En agriculture on dit que c'est celui là qui produit et qui transforme qui a la valeur ajoutée. Chers partenaires financiers et techniques au développement , aider le Bénin et spécialement les producteurs d'ananas a avoir de la valeur ajoutée à travers cette richesse qu'est l'ananas.

    22/10/2019 23:44:58

Votre avis