Adoté Délai Akwei, consultant en assurances

Les maladies les plus fréquentes au sein des ménages sont le paludisme simple (94%) ; maux de tête, migraine, céphalée (72%) ; fièvre autre que le paludisme (72%) ; paludisme sévère (54%) ; douleurs abdominales (50%) ; infection respiratoires aigües, grippe, angine, rhume, toux (48%) ; plaies non traumatiques  plus abcès (24%) ; parasitoses non digestives (23%) ; Rhumatismes articulaire (18%).

Toutes ces données sont communiquées ce mardi à Lomé, résultat d’une étude à l’initiative du gouvernement togolais avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) et du à travers le projet d'appui à l'insertion et à l'employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP).

C’est une étude de faisabilité devant aboutir à la mise sur pied d’une assurance santé pour les agriculteurs.

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"Cette étude permettra aux décideurs d’avoir des indicateurs pouvoir prendre des décisions pour pouvoir soulager nos vaillants agriculteurs", assure Adoté Délai Akwei, consultant en assurances, directeur du Cabinet LORICA retenu pour l’étude.

La finalité étant de briser le cycle d’appauvrissement de l’agriculteur et lui permettre d’aller se faire prendre en charge dans une structure.

Que retenir comme enseignements ?

Sur la base des coûts de prestation de santé et compte tenu de la capacité financière des ménages agricoles, l’étude qui prévoit une phase pilote a proposé plusieurs paniers de sons possibles.

Plus du quart des enquêtés ont reconnu avoir arrêté leur activité agricole pendant deux ans au-moins et 65% de cette population l’ont arrêté pour des problèmes de santé.

"Donc, nous voyons que l’impact d’un épisode de maladie est énorme sur le ménage agricole qui est souvent obligé de brader une partie de sa récolte pour pouvoir faire face aux soins de sa santé. D’où la nécessité de mettre en place une assurance santé pour nos vaillants agriculteurs qui contribue à plus de 40% au PIB national", justifie M. Akwei.

Réalisée sur un échantillon de 433 ménages répartis sur toute l’étendue du territoire (Savanes 17%, Kara 17%, Centrales 13%, Plateaux 32% et Maritime 21%), l’étude dont le rapport provisoire a fait objet de validation ce mardi à Lomé, a enregistré un taux de 98% d’avis favorable à l’assurance santé.

"Le challenge pour nous était de trouver le coût qui soit abordable pour eux pour qu’ils puissent avoir accès à des soins de santé équitables", confie Akwei à agridigitale.

L’étude a révélé que les ménages agricoles ont différent niveau de revenu selon les surfaces exploitées d’où la nécessité de ne prendre pas la chose dans son ensemble mais de considérer les ménages par rapport aux revenus afin de trouver la cotisation idéale.

"Nous sommes parvenus à dégager un consensus sur une prime minimale qui varie entre 4000 et 5000 francs CFA par personne qui puisse être la base pour qu’on puisse avoir un minimum de couverture santé pour les agriculteurs", rapporte le patron de LORICA.

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Par rapport aux personnes vulnérables représentant 40%, le coût peut paraître élevé mais l’étude préconise que les organismes de développement (FIDA, Banque mondiale, GIZ…) puissent être impliqués dans ce système d’assurance santé.

L’étude estime par ailleurs que l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) de par son expérience est assez outillé pour assurer la mise en œuvre. Toutefois, le rôle des mutuelles de santé aux côté de l’INAM n’est pas à négliger.

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Anani E. 

1 Contribution(s)

  1. Kissao gbati say:

    Revoir voir interdir les pesticides qui causent de nouvelles maladies

    16/10/2019 07:39:05

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