Les écoliers haussent le ton pour sauver la planète du réchauffement climatique (image: @mylifemysay)

Si en Afrique, l’appel a été peu suivi hormis la mobilisation observée dans certains pays du continent comme l’Ouganda, ce "Friday for future",  organisé dans plus de 150 pays, devrait constituer l’un des appels à la mobilisation contre le réchauffement climatique les plus massifs jamais organisés.

De Paris à New York, en passant par Sydney ou Sao Paulo… Vendredi 20 septembre, dans plus de 150 pays, plusieurs millions d’écoliers et d’étudiants ont prévu de descendre dans les rues pour une "grève globale" en faveur du climat, dans le sillage de l’initiative lancée par Greta Thunberg, la jeune Suédoise devenue une icône de la lutte contre le réchauffement.

On dénombre sur toute la planète plus de 5 000 événements, avec en point d’orgue une manifestation monstre à New York, où sont attendus 1,1 million d’élèves de 1 800 écoles publiques, qui ont été autorisés pour l’occasion à sécher les cours.

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Dans un message vidéo publié jeudi, Greta Thunberg, qui est attendue à New York, a appelé les enfants à s’approprier le combat : "Tout compte. Ce que vous faites compte".

Alors que le soleil se levait sur le Pacifique, des élèves ont lancé la journée au Vanuatu, aux Salomon ou encore aux Kiribati, où des enfants scandaient : "Nous ne coulons pas, nous nous battons".

Les atolls du vaste océan sont en première ligne face au réchauffement climatique en raison de l’élévation du niveau des eaux.

Plus de 300 000 enfants, parents et autres ont pris le relais en Australie, à Sydney, à Melbourne et dans des dizaines d’autres villes de l’île continent.

Soit plus du double du nombre qu’ils étaient en mars lors de rassemblements similaires. Certaines entreprises, administrations et écoles ont même encouragé leurs employés et les élèves à participer à cette journée.

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"Nous ne l’avons pas allumé, mais nous essayons de l’éteindre", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un jeune manifestant de Sydney. "Le niveau des océans monte, notre colère aussi", clamait une autre participante vue à Melbourne.

L’Australie ressent elle aussi les effets des dérèglements climatiques, avec des sécheresses de plus en plus graves, des feux de forêt de plus en plus intenses, des pluies diluviennes qui entraînent des inondations dévastatrices, ou encore la dégradation peut-être irrémédiable de son emblématique Grande Barrière de corail.

Et la majorité conservatrice, qui compte dans ses rangs des climatosceptiques, ne cesse d’être épinglée pour son inaction en matière climatique.

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