Kpogli Koffitsè, directeur général de SAM TOGO

Pour tenir le coup face à l’infertilité aggravée des sols, les producteurs de la zone font souvent recours à l'utilisation abusive des intrants chimiques tels que l'engrais de synthèse, les pesticides de tout ordre. 

Tout faux, car l’usage intensif de ces produits a plutôt des effets néfastes non seulement sur le sol mais aussi, sur les cultures et expose le producteur lui-même à des maladies, hypothéquant ses vieux jours.

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Comme début de solution, c’est l’intensification et le renforcement des pratiques agro-écologiques dans la région. Un consortium composé de l’ONG Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto développement (RAFIA), l’Union Régionale des Organisations des Producteurs de Céréales dans les Savanes (UROPC-S) et la société commerciale Synergie d’Action du Millénaire (SAM) ont mis au point le projet "d’intensification durable des pratiques agroécologiques dans la région des Savanes".

Le but est de renforcer les capacités des producteurs du milieu sur les bonnes pratiques de restauration des sols et de gestion des ravageurs et maladies des cultures tout en respectant l'environnement et en garantissant une production durable.

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Soutenu par l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’Agence Française de Développement (AFD) à travers le Projet d’appui à la transition agro écologie en Afrique de l’ouest (PATAE),  ce projet qui va durer 36 mois ambitionne de contribuer efficacement à lever les obstacles et freins pour une adoption plus large et plus intense des pratiques agro écologiques.

Il cible au total, 1600 producteurs qui seront identifiés parmi les membres de l'UROPC-S partenaire et bénéficiaire du projet qui acceptent  s'engager dans la production biologique du soja, bissap et sésame.

"Notre rôle consiste à former au-moins 1600 producteurs en entrepreneuriat et en certification biologique et commercialiser trois principaux produits biologiques (soja 500 tonnes, sésame 250 tonnes, fleurs séchées d’hibiscus 100 tonnes) sur la base d’un contrat commercial avec l’UROPC-S", explique à agridigitale, Kpogli Koffitsè, directeur général de SAM TOGO.

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La zone d’intervention du projet couvre deux communes à savoir Dapaong I (cantons de Kourientre, Poissongui et Sanfatoute) et Dapaong II (canton de Nadjoundi). Les groupes cibles sont constitués des membres de trois unions cantonales membres de l’UROPC-S, les autorités locales, les populations riveraines des espaces à aménager et la population de la commune de Dapaong, soit environ 1 000 ménages de 5 à 7 représentant environ 48 000 personnes.

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A.E

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