Marius Bagny, vice-président de l’ONIT

Face à face, les responsables de cinq (5) banques (BTCI, BSIC, BIA TOGO, ECOBANK, NSIA BANQUES) et Marius Bagny, vice-président de l’ONIT entouré des porteurs de projets, tous membres de l’ordre.

La démarche est simple. Ne plus attendre le gouvernement, s’adresser aux bailleurs directement en leur expliquant l’impératif de s’engager, leur exposer tout l’intérêt à débloquer les fonds pour les projets à fort potentiel.

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Les projets portent sur, l’élevage de poulets, pintade et production d’œufs locaux ; la production du miel, de l'ananas et des fraises ; l’installation d’une usine de transformation du soja.

L’usine produira du tourteau de soja pour l'alimentation animale et l'huile végétale raffinée pour l'alimentation humaine.

A la différence d’autres porteurs de projets, les ingénieurs ont exposé leur force et des arguments solides aux banquiers.

Soit, certains projets ont déjà démarré avec des résultats satisfaisants et qui nécessitent des appuis financiers pour aller à l’extension ou soit, une bonne partie du financement déjà mobilisé.

"La compétence technique et les capacités financières à piloter les projets à la réussite ont été mises à l’avant", a confié à agridigitale, Marius Bagny, très calé dans les techniques de négociation avec les banques.

De manière plus précise, les banques ont montré une grande capacité d’écoute et disponibles à soutenir l’ordre pour plusieurs facilitations (délivrances des  garanties bancaires, les garantis d'exécution, garantie hypothécaire, la mise à disposition des ressources financières etc.)

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Christelle Atikpe Ayabavi, chef département de la clientèle PME-PMI, NSIA a souligné que l’argent des déposants pour financer des projets doit être bien géré et qu’il revenait aux porteurs de projets de rassurer les banquiers sur leur sincérité à rembourser.

L’inquiétude pour les banques aussi, est qu’elles n’ont pas encore les ressources humaines qualifiées pour analyser les projets agricoles en leur sein et jugé de leur pertinence avant financement.

L’ONIT s’est montré aussi favorable a apporté son expertise et surtout, invite l’Etat à créer le cadre pour une coopération dynamique. Un passage obligé pour réussir le Plan national de Développement (PND).

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Fidèl G.

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