Dahouda Djele, Coordonnateur du PASA

Initié depuis 2011avec l’aide de la Banque mondiale, le projet avait pour objectif de faire la promotion des cultures vivrières stratégiques, des cultures d'exportation, la production halieutique continentale  et la relance du sous-secteur de l'élevage.

"60.000 agriculteurs, 13.000 éleveurs, 1.600 pêcheurs et 500 mareyeuses et transformatrices de poissons, environ 650.000 éleveurs de volailles et de petits ruminants ont bénéficié du projet", signalent à agridigitale les premiers responsables.

20 Entreprises de services et organisations de producteurs (ESOP) ont été mis en place pour le compte des filières riz, soja, ananas, manioc, miel). 17 930 producteurs dont 6 792 femmes ont été organisés en tontines. Avec la création de 18.403  emplois. On note aussi le contrat de livraison du riz des ESOP à la brasserie BB pour la production de la bière.

Au niveau des sous-projets innovants, 2397 emplois dont 861 permanents ont été créés grâce à 188 microprojets d’aménagement piscicoles, de diversification et transformation des cultures vivrières et de diversification et transformation des cultures d’exportation.

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Pour les cultures d’exportation traditionnelle, les performances du projet se présentent comme suit : 06 centres de production de matériel végétal de café renforcés ; 600 000 boutures racinées de caféiers et 80 000 cabosses de cacaoyers distribuées ; 40 117 ha de caféiers et 22 177  ha de cacaoyers régénérés ; 5 369 ha de vieux caféiers recépés. Comme résultat, les productions sont passées de 11 000 tonnes en 2012 à 20 554 tonnes en 2019  pour le café  et de 6 000 tonnes en 2012 à 14 125 tonnes en 2019 pour le cacao.

La création du Conseil interprofessionnel du café et du cacao du Togo (CICC-Togo) et de la Fédération des unions des sociétés coopératives des producteurs de café cacao au Togo (FUPROCAT) sont également les fruits du PASA.

Production halieutique

Ici, plusieurs actions ont contribué à la modernisation des techniques de production et transformation du poisson. On retient pour l’essentiel, 206 fermes piscicoles appuyées en aménagement et en intrants ; 113 fours améliorés Banda et Chorkor construits au profit des transformatrices de poissons; 04 fours améliorés construits à l’IFAD Elavagnon à des fins pédagogiques ; 36 artisans formés en fabrication de cages flottantes ; 36 artisans formés en fabrication et installation des enclos piscicoles ; 20 artisans formés en construction des fours améliorés ; 05 intrants clés de la filière fournis : provende, alevins, renforcement des capacités ; des techniciens et des pisciculteurs/transformatrices, financement de microprojets, appui à la mise en place de chaines de froid pour la commercialisation du poisson frais.

Relance du sous-secteur de l’élevage

Pour cette filière, au total 07 campagnes nationales de vaccination contre la maladie de Newcastle et la peste des petits ruminants couplées de déparasitage interne ont été organisées. En moyenne 2 320 000 têtes de volailles et 524 000 petits ruminants sont vaccinées et déparasitées par campagne. 

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3 679 et 5 300 géniteurs améliorateurs de petits ruminants et de volailles distribués avec 2 361 bergeries et 3309 poulaillers traditionnels améliorés construits; 474 fermes d’élevage commercial promues et 10 831 bénéficiaires (AVE, CrA et éleveurs) formés.

À toutes ces actions, s’ajoutent plusieurs renforcements de capacités du ministère de l’agriculture et ses partenaires. Le projet est toujours en cours et l'équipe de pilotage dirigé par Dahouda Djele compte bien améliorer toutes ces performances.

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