En attente de la clôture du nouveau port de pêche

Les pêcheurs bien qu’appréciant le joyau -financé à hauteur de 16 milliards F.Cfa grâce à la coopération japonaise (Jica) et l’Etat Togolais- demandent au gouvernement de faire un peu plus, en mettant en place tout ce qui est prévu. 

"Après l’inauguration, nous avons eu à faire un certain nombre de constats qui font que ce qu’il y a là-bas aujourd’hui ne nous permet pas d’aller commencer les activités parce qu’il reste certaines infrastructures qu’il faut installer", révèle Amétépé Gnininvi Amédji, secrétaire général de l’Union des Coopératives de Pêche Maritime (UNICOOPEMA).

Lire aussi : Voici le nouveau port de pêche du Togo

Parmi les manquements déjà évoqués à l’inauguration le 24 Avril 2019, il y a le marché de poisson, le magasin de stockage, la cabine mécanique, la cantine et la station d’approvisionnement en carburant.

"Après l’inauguration, le site est laissé sans clôture, du point de vue de la sécurité, nous sommes très exposés. Comme nous faisons une activité complémentaire, il va falloir qu’on ait un marché de poisson dans lequel les grossistes et les détaillants vont mener leur action avant de faire partir le poisson. Les engins de pêche que nous utilisons, il leur faut obligatoirement un magasin de stockage et une cabine mécanique", précise Derman Adam, secrétaire général adjoint de la Fédération Nationale des Unions Coopératives de Pêches du Togo (FENUCOOPETO).

Chaque maillon doit avoir son statut

L’une des caractéristiques de ce nouveau port de pêche comparé à l’ancien, c’est que les activités y seront bien ordonnées. À cet effet, une règlementation portant sur plusieurs points a été élaborée et chaque corps de métier aura son statut à part.

"Pour les producteurs, c’est le respect même de nos activités. Ne plus faire la pêche illicite par exemple. On pense à une période de repos biologique pour permettre aux poissons de se reproduire dans un délai d’un mois. Les transformateurs doivent pratiquer l’hygiène absolue pour que nos produits puissent accéder aux marchés internationaux. Pour les commerçants, il sera question d’être en règle avec l’OTR et la douane", suggère Amétépé.

Avec ce nouveau port de pêche, l’une des nouveautés qui frappent aujourd’hui à la porte de la corporation, c’est la vente au kilo. Si c’est déjà effectif au niveau des gros poissons, ça reste un casse-tête chinois au niveau des petits poissons.

Lire aussi : Au port de pêche, chacun a sa part du gâteau

"Il y a un temps de soudure et un temps d’abondance qui fait que le prix varie et selon les espèces. Par exemple des espèces comme la dorade, le mérou, c’est des espèces nobles qui sont vendus au kilo. Mais pour des espèces comme les maquereaux, les anchois, les sardinelles, il y a des unités de mesures mais actuellement on veut aller à la vente au Kilo. La fédération étudie ce cas pour sensibiliser les gens pour qu’on arrive à des prix standards", explique Derman.

Lire aussi : Les pêcheurs arrivent à bon port

Comme solution, l’UNICOOPEMA prévoit peser les contenus des bols et petits paniers de mesure pour connaitre leur poids. Le ministre en charge du secteur, Noël Koutera Bataka avait à l’inauguration le 24 avril, promis que diligence sera faite pour combler le reste des attentes.

En attendant, les pêcheurs de Gbétsogbé jouent aux dernières prolongations sur leur ancien site dans l’espoir de retrouver bientôt, le nouveau site, très moderne.

-------------

Anani E.

Mots-clés :

Votre avis