Sékou Sangaré se félicite de la dynamique régionale

La Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire (RRSA) en Afrique de l’Ouest adopté en février 2013 par les chefs d’Etat, constitue la troisième ligne de défense pour prévenir et gérer les crises alimentaires dans la communauté.

Pour faire faire fonctionner, il est demandé à chaque pays, une contribution de 5% de son stock. L’apport peut être alimentaire ou encore financière. Peu importe.

Ce jeudi, l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), bras d’exécution de cette politique régionale dont le siège est à Lomé  et l’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) ont ouvert des échanges en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale de stockage de sécurité.

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"L’ARAA va aider  l’ANSAT à renforcer les capacités des gestionnaires des stocks et de sécurité alimentaire",  a fait savoir Ablassé Bilgo, chef division technique à l’ARAA.

Pour mieux cerner l’intérêt de cette démarche, Sékou Sangaré, Commissaire de la Cédeao en charge de l’agriculture, avait dans un entretien à agridigitale expliqué que  "la réserve régionale vise à compléter les efforts des Etats membres pour fournir une assistance alimentaire et nutritionnelle rapide et diversifiée,  contribuer à la souveraineté alimentaire et à l’intégration politique, économique et commerciale".

AGRIDIGITALE.NET : A ce jour, quels sont les progrès réalisés au niveau de la RRSA?

Sékou Sangaré: Dans le cadre de la  réserve régionale un pas important a été réalisé.

Elle est maintenant fonctionnelle, opérationnelle. Les instruments de gouvernance ont été validés par les pays, l’outil se met progressivement en place, les pays comme, le Burkina-Faso, le Niger, le Nigeria ont bénéficié de la réserve et donc progressivement la réserve est en train de se développer.

AGRIDIGITALE.NET : Parlant de réserve, à quoi exactement on fait allusion ?

Sékou Sangaré: Je rappelle que quand on dit réserve régionale, c’est un système de stockage qui est organisé à trois niveaux. 

Au niveau d’abord des provinces ou des villages ou le plus gros des stocks est constitué avec les villageois eux-mêmes, le deuxième, au niveau des Etats quand le stock au niveau des villages est insuffisant. Puis  le troisième, c'est le niveau régional.

Et donc, si vous voulez, un système de vase communicant entre ces trois niveaux dont le fonctionnement aujourd’hui permet de dire que nous avons un système qui est véritablement opérationnel qu'il faut renforcer, qu’il faut faire en sorte qu'il soit un instrument viable et durable.

AGRIDIGITALE.NET : Est-ce à dire que le Togo fait office de bon élève ?

Sékou Sangaré : Ce n’est pas seulement le Togo, c'est tous les Etats membres. Le Togo est membre de la CEDEAO.

Le Togo, c’est d’ailleurs ici à Lomé que les premières décisions ont été prises pour allouer des appuis, des assistances aux Etats qui ont formulé des requêtes.  

Le Togo a toujours démontré sa volonté depuis les débuts de la RRSA.  Le pays  est membre du comité de gestion de la réserve et il peut à tout moment bénéficier de l’assistance de cette réserve tout comme les autres Etats membres.

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